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#FASA#agronomie#mathématiques#récurrence#concours#THOTH

Concours FASA : prouver qu'une suite reste bloquée entre 0 et 6

Au concours FASA, trois termes calculés ne démontrent rien. Seule la récurrence couvre tous les rangs — et le mot « positif » s'écrit toujours. Avec Thoth.

6 min de lectureRédigé par l'équipe TurboClasse.
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Au concours FASA, Larissa, candidate à Dschang dans la région de l'Ouest, tombe sur une suite qui démarre à zéro : chaque terme vaut la moitié du précédent, plus trois. Peut-elle s'envoler ? Les maths sont son point sensible — elle demande un indice. On décrypte.

Concours FASA — Mathématiques : une suite définie par récurrence et son encadrement. Décryptage Thoth, fond bleu nuit. Trois termes qui rentrent dans l'intervalle ne prouvent rien du rang 100. C'est tout le sujet.

📊 En bref

  • u(1) = 3, u(2) = 4,5, u(3) = 5,25 — plausible, mais pas une preuve
  • Une propriété « vraie pour tout n » se démontre par récurrence, jamais par échantillon
  • Deux temps : initialisation au rang 0, puis hérédité
  • L'hérédité part de l'hypothèse et applique les opérations de la relation dans l'ordre
  • Multiplier par un nombre strictement positif conserve le sens des inégalités — ce mot s'écrit
  • Suite minorée par 0 et majorée par 6 → elle est bornée
  • Périmètre : du CM1 à la Terminale + concours post-BAC, avec mode hors-ligne

Ce décryptage part d'une vraie copie de concours post-BAC : un calcul sur une suite définie par récurrence. Il faut donner trois termes, puis démontrer que la suite reste toujours entre 0 et 6, et conclure. C'est un exercice où l'on se croit arrivé alors que tout reste à faire. Larissa demande un indice, puis déroule sans faute. On regarde ce que THOTH, la turbo intelligence de la plateforme, ajoute à une copie déjà correcte.

L'indice que Larissa a demandé

Thoth a séparé les deux moitiés du travail : calculer trois termes se fait de tête en enchaînant la formule, mais quelques valeurs ne prouveront jamais un encadrement pour tous les rangs. Puis le rappel de la structure : les deux temps de la récurrence, initialisation puis hérédité. Et la clé de l'hérédité — partir de l'encadrement supposé et lui appliquer, dans l'ordre, les opérations mêmes de la relation.

La copie de Larissa

Les trois termes. u(1) = 0,5 × 0 + 3 = 3. u(2) = 0,5 × 3 + 3 = 4,5. u(3) = 0,5 × 4,5 + 3 = 5,25. Et cette phrase, qui vaut cher : ces valeurs sont bien entre 0 et 6, ce qui rend l'encadrement plausible, mais ne le démontre pas.

La récurrence. Elle pose P(n) : « 0 ≤ u(n) ≤ 6 ».

Initialisation : u(0) = 0, et 0 ≤ 0 ≤ 6, donc P(0) est vraie.

Hérédité : soit n fixé tel que P(n) est vraie, donc 0 ≤ u(n) ≤ 6. Elle multiplie les trois membres par 0,5, strictement positif, donc le sens des inégalités est conservé : 0 ≤ 0,5 u(n) ≤ 3. Elle ajoute 3 : 3 ≤ u(n+1) ≤ 6. Comme 0 ≤ 3, on a a fortiori 0 ≤ u(n+1) ≤ 6, donc P(n+1) est vraie.

Conclusion : vraie au rang 0 et héréditaire, donc vraie pour tout n. La suite est minorée par 0 et majorée par 6 : elle est bornée.

Le piège de l'exercice

Il est tout entier dans la première partie. Trois valeurs conformes donnent l'impression que « ça se voit ». Beaucoup de candidats concluent là-dessus et perdent la totalité des points de la démonstration. Trois termes ne disent absolument rien du rang 100.

Larissa a eu la lucidité de l'écrire noir sur blanc avant d'attaquer la récurrence. C'est cette phrase qui montre au correcteur qu'on sait ce qu'est une preuve.

Le second point qui se joue en une ligne : le mot « strictement positif ». Si le coefficient avait été négatif, il aurait fallu inverser les inégalités. Cette justification ne se sous-entend jamais — elle s'écrit.

Un bonus que la démonstration révèle

L'hérédité a en réalité donné 3 ≤ u(n+1) ≤ 6. Autrement dit, dès le rang 1, la suite reste coincée entre 3 et 6 — un encadrement plus fin que celui demandé, et que confirment les valeurs 3 ; 4,5 ; 5,25.

Larissa n'en avait pas besoin ici, mais le réflexe vaut : souvent la récurrence donne un peu plus que ce qu'on demande. Garde l'œil ouvert, c'est parfois la question suivante de l'énoncé.

Aller plus loin quand on maîtrise déjà

Elle a posé la question que tout le monde se pose au moment de rédiger : pourquoi part-on de u(n) et pas de u(n+1) ? On ne sait plus par quel bout commencer.

La règle est simple : toujours par ce qu'on suppose vrai. L'hypothèse, c'est l'encadrement de u(n). On le prend comme point de départ et on le fait avancer vers u(n+1) en lui appliquant, dans l'ordre, les opérations de la relation — multiplier par 0,5, puis ajouter 3. On ne part jamais de ce qu'on veut prouver ; on y arrive. Repère-le ainsi : hypothèse à gauche au départ, conclusion à droite à l'arrivée.

Sa seconde question anticipe le cas voisin : et si le coefficient était −0,5 ? Une seule chose change, mais elle est vitale. En multipliant l'encadrement par un nombre négatif, on inverse le sens des inégalités : si 0 ≤ u(n) ≤ 6, alors −0,5 u(n) est compris entre −3 et 0, le plus grand devenant le plus petit. Le réflexe : avant de multiplier, regarde le signe du coefficient.

Carte « à retenir » : les trois réflexes sur une suite définie par récurrence et son encadrement, concours FASA. Fond bleu nuit TurboClasse. Les trois réflexes à graver : conjecturer n'est pas démontrer, partir de l'hypothèse, écrire le mot « positif ».

Ce que Thoth change

Larissa avait juste, et sur un exercice piégeux. Un corrigé aurait donné la rédaction type. THOTH, ta turbo intelligence, souligne d'abord ce qui fait la valeur de la copie — avoir écrit que trois termes ne prouvent rien —, puis met le doigt sur la ligne qui se joue en un mot, « strictement positif », et signale un encadrement plus fin qu'elle avait obtenu sans le voir. Corriger une copie juste, c'est lui montrer ce qu'elle contient déjà. Tu veux d'abord comprendre l'outil ? Lis Qu'est-ce que TurboClasse ?.

À toi de jouer

  1. Conjecturer n'est pas démontrer. Les premiers termes orientent, la récurrence prouve.
  2. Pars de l'hypothèse, applique les opérations de la relation dans l'ordre, arrive à u(n+1).
  3. Écris le signe du coefficient. Positif, on conserve ; négatif, on inverse. Toujours justifié.

C'est toute l'idée de TurboClasse : 2 fois plus vite, 2 fois plus fort, 2 fois meilleur. On ne révise pas plus longtemps, on révise mieux.

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Sources

Rédigé par l'équipe TurboClasse. Une question ? Écris-nous.
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Questions fréquentes

Calculer quelques termes suffit-il à démontrer un encadrement ?

Non. Trois termes conformes ne disent rien du rang 100. Le calcul sert seulement à conjecturer ; la preuve d'une propriété « vraie pour tout n » passe obligatoirement par la récurrence.

Quels sont les deux temps d'un raisonnement par récurrence ?

L'initialisation, qui vérifie la propriété au rang de départ, puis l'hérédité, qui montre que si elle est vraie au rang n, elle l'est au rang suivant. Sans l'initialisation, l'hérédité ne s'accroche à rien.

Par quel membre commencer l'hérédité ?

Toujours par ce qu'on suppose vrai : l'encadrement de u(n). On le fait avancer vers u(n+1) en lui appliquant, dans l'ordre, les opérations de la relation. On ne part jamais de ce qu'on veut prouver — on y arrive.

Que devient un encadrement multiplié par un nombre positif ?

Le sens des inégalités est conservé. Ici, multiplier 0 ≤ u(n) ≤ 6 par 0,5 donne 0 ≤ 0,5 u(n) ≤ 3. Le mot « strictement positif » doit être écrit dans la copie, jamais sous-entendu.

Et si le coefficient devant u(n) était négatif ?

Il faudrait inverser le sens des inégalités : le plus grand devient le plus petit. Avec −0,5, l'encadrement 0 ≤ u(n) ≤ 6 devient −3 ≤ −0,5 u(n) ≤ 0. Oublier d'inverser est l'erreur classique qui fait tout dérailler.

Que vaut u(1), u(2) et u(3) pour cette suite ?

Avec u(0) = 0 et u(n+1) = 0,5 u(n) + 3 : u(1) = 3, u(2) = 4,5 et u(3) = 5,25. Ces valeurs rendent l'encadrement plausible, sans le démontrer.

Qu'est-ce qu'une suite bornée ?

Une suite à la fois minorée et majorée. Ici, une fois l'encadrement 0 ≤ u(n) ≤ 6 démontré pour tout n, la suite est minorée par 0 et majorée par 6 : elle est donc bornée.

L'hérédité peut-elle donner plus que ce qui est demandé ?

Oui, et il faut garder l'œil ouvert. Ici elle produit 3 ≤ u(n+1) ≤ 6 : dès le rang 1 la suite reste coincée entre 3 et 6, un encadrement plus fin que celui demandé, confirmé par les valeurs 3 ; 4,5 ; 5,25.

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